Accéder au contenu principal

2012 : L’ANNEE DU SURSAUT NATIONAL !?


Les salaires sont payés mais le spectre des mois impayés n’a pas disparu pour autant. Car les problèmes ne sont pas réglés, tant s’en faut. Le patron des finances n’est préoccupé que par les critères du FMI car à ses yeux la suppression de la dette du pays passe avant tout.

Le président IKILILOU déconcerte. Il innove avec les lettres de missions adressées à chaque ministre mais l’orientation fut tellement générale, aucun objectif précis, aucun indicateur de mesure de l’activité des départements et bien évidemment tout cela est vite oublié. On aimerait croire à la lutte contre la corruption. Mais il y a tellement d’incohérences et cette justice comorienne qui se noie dans ses difficultés de tous ordres et qui inspire si peu de confiance. Le pouvoir semble désorienté face à la complexité du redressement du pays et les choses « vont comme ils vont », comme d’habitude !

Le président IKILILOU inquiète. « Le relais qui rassure » a complètement changé d’orientation sur la question fondamentale de l’île comorienne de Mayotte. Le pouvoir a poussé son aveuglement jusqu’à boycotter la célébration de la journée nationale MAORE, le 12 novembre dernier. La France s’en est réjouie et n’a pas manqué de féliciter le nouveau pouvoir et continue, les mains libres, à travailler pour faire de l’île comorienne une Région Ultra Périphérique (RUP) européenne. La déclaration à la télé nationale du Ministre de l’Éducation Nationale le 11/11/2011 suivant laquelle, le pouvoir avait adressé des lettres aux autorités européennes et aux dirigeants des pays européens apparaît comme une fable, une simple déclaration circonstancielle à usage interne. D’autant qu’elle est restée secrète et qu’elle n’est suivi de rien.

Et le pays s’enfonce de plus en plus dans la misère et le désarroi. On a sauvé la « rentrée scolaire » mais les problèmes sont là, l’enseignement public est sinistré et sans perspectives tandis que le privé, livré à lui-même, est miné par l’appât du gain. On a changé les Directeurs Généraux sans aucune sanction et on en a nommé d’autres suivant les mêmes critères clientélistes et on est réparti pour un tour, comme d’habitude. Et la galère quotidienne des « en-bas-de-en-bas » contraste avec le luxe insolent des « en-haut-de-en-haut ».

Quels vœux donc pour l’année qui commence sinon espérer un sursaut national. Que ceux qui sont dégoutés par une classe politique qui cherche le pouvoir pour le pouvoir et/ou pour le gérer à la petite semaine pour remplir leurs poches se rassemblent ; qu’émerge enfin une vraie opposition constructive, une alternative à ces pouvoirs qui se succèdent depuis plus de 30 ans au détriment de notre pays. Il faut construire un large rassemblement des progressistes sur une plateforme claire et un programme de gouvernement crédible pour sortir notre pays du gouffre. Alors l’année 2012 sera une bonne et heureuse année pour le pays.
Idriss (31/12/2011)

Commentaires

Mirana a dit…
bjr, serait-il possible d'obtenir des infos sur la rentrée scolaire 2011-2012 aux Comores? Est-ce qu'il y classe actuellement finalement?

Merci

Mirana Madagascar
Mirana a dit…
Bjr, est-ce que finalement il y eut rentrée scolaire aux Comores pour l'année 2011-2012?
Merci.

Posts les plus consultés de ce blog

MAORE : OFFENSIVES ANTI COMORIENNES DE LA FRANCE

Après le désastre provoqué par le cyclone Chido, tout le monde attendait de la France, la puissance occupante un plan de reconstruction de Maore. Que nenni. Trois mois après le désastre, le gouvernement français gesticule, fait du bruit sans parvenir à rétablir la situation des plus démunis. L’approvisionnement en nourriture, eau, électricité ne couvre pas tous les besoins, tant s’en faut. Au lieu de chercher des solutions provisoires pour loger les sans-abris, les autorités françaises ont interdit la vente de tôles utilisées pour la construction d’habitat de fortune sans pour autant proposer des alternatives comme les logements provisoires sous des tentes comme cela est d’usage après les catastrophes naturelles. Non, la France traite les Maorais en mendiants dans le cadre de son assistanat et tente de les enfumer en indexant les « clandestins », bouc émissaire de prédilection. Une tactique payante en vogue depuis toujours. Mais le gouvernement français est allé encore p...

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...