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Informatisation de l’état civil : une couteuse et stérile cacophonie

1er acte : SEMLEX, une société belge, se voit attribuer la production de passeports et cartes d’identité biométriques.

2ème acte : GEMALTO, une multinationale française, gagne l’appel d’offre lancé par le PNUD pour la constitution du fichier électoral biométrique.

3ème acte : OBERTURE, une société française, informatiserait l’état civil à Moroni et assure être « en partenariat avec le gouvernement comorien pour la création d’un fichier central en vue des prochaines échéances électorales. » (Alwatwan n°2170 du vendredi 26 avril 2013).

Et bien évidemment chaque acte coûte une fortune au pays même si les financements sont assurés par des partenaires dont on imagine le sens élevé de la charité et du désintéressement.

Et bien évidemment les résultats de tous ses actes est insatisfaisant. Le pourcentage de Comoriens disposant d’une carte et d’un passeport biométrique est loin du compte tandis que le nombre de Comoriens inscrits dans le fichier biométrique ne permettra pas de s’en servir comme base d’une élection crédible.

Curieusement il manquerait de l’argent pour terminer le projet GEMALTO mais on va en trouver pour lancer un nouveau avec OBERTURE

Curieusement SEMLEX passerait à une autre technologie de production des passeports et on repart à zéro.

Tout cela témoigne d’une désorganisation invraisemblable qui entraîne un gaspillage considérable de ressources qui profite certainement à des gros malins.

Il faudrait penser à créer une Direction Nationale des Systèmes d’Information pour harmoniser tout cela, poser des bases solides d’un intranet gouvernemental. L’Etat comorien doit s’emparer des TIC pour gagner en rigueur, cohérence et efficience, c’est la seule possibilité d’avancer à marche forcée vers une FOP au service du développement du pays.
Idriss (26/04/2013)

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