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Saisine de la CPI par le Gouvernement comorien : la preuve est faite

Il s’avère que le Gouvernement comorien a saisi la Cour Pénale Internationale (CPI) sur le raid israélien mené en mai 1970 (mai 2010 et non 1970) contre une flottille qui voulait briser l’embargo criminel imposé à Gaza par Israël. Un drame qui avait ému le monde entier et souligné l’arrogance israélienne qui peut se permettre de défier impunément les règles et usages internationaux.

Il va de soi que beaucoup de questions se posent à propos de cette saisine d’autant que RFI rapporte qu’un officiel comorien interrogé par cette radio disait tout ignoré de l’affaire ! Il y a aussi ce bateau battant pavillon comorien ? Bien sûr que les Comores soutiennent la juste cause palestinienne mais de là à prendre les devants de la solidarité internationale envers la Palestine, il y a un fossé à remplir. Et puis enfin aucun comorien n'a été impliqué dans l’abordage israélien du bateau. L’Etat comorien se serait-il laissé manipuler ? L’affaire est suffisamment grave et a suscité une vive émotion dans le pays et dans le monde pour que le Gouvernement comorien puisse garder le silence sans perdre encore de sa crédibilité.

Mais l’essentiel pour nous c’est le poids du pays, la possibilité de saisir la CPI face aux crimes commis par les autorités françaises dans l’île comorienne de Mayotte. Depuis des nombreuses années, le Comité Maore réclame cette saisine en vain. Pourtant, dix mille Comoriens, plus de 1% de la population comorienne, disparus à cause du visa Balladur, nous font le devoir de porter plainte contre Balladur. La CPI considère le déplacement forcé de population au sein d’un même pays comme un crime contre l’Humanité, chaque année la France affiche le nombre des refoulés de Mayotte, plus de 25000 l’année dernière, elle fournit la preuve de ses crimes imprescriptible contre l’Humanité.

Notre Gouvernement a le devoir de prendre toutes les mesures pour saisir la CPI. Ne pas le faire c’est se rendre complice des assassins, c’est endosser une part essentielle de la responsabilité de ces morts devant Dieu et devant les hommes. Aucun sophisme ne permettra plus d’enjamber la question pour tous les pouvoirs, celui d’aujourd’hui et ceux à venir.
Idriss 26/05/2013

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