Accéder au contenu principal

PENSER A 2016 !

Le Président Ikililou s’est enfin saisi de l’échéance de 2014 : les élections harmonisées des Députés de l’Union et des Conseillers des Iles. Il a engagé un processus de modification de la Constitution de l’Union des Comores. La conférence tenue à Beit-Salam le 13 février 2014 marque l’étape qui va conduire à l’adoption en avril 2014, à sept mois des élections, de la réforme. Il était temps !

Ne faudrait-il pas sur cette lancée, envisager les présidentielles de 2016 ? La Tournante tournera-t-elle vers l’île comorienne de Maore ou vers une autre île ? Le débat fait rage et il ne reste que deux ans pour trancher une question bien complexe et qui engage le devenir du pays.

Il y a des maorais qui réclament le respect de leur tour. Un candidat s’est déjà annoncé.

Il y a ceux qui considèrent que le respect du tour de Maore est un combat essentiel qu’il faut engager et mener le plus loin possible.

Il y a des politiciens de Ngazidja qui ont déjà opté pour un nouveau tour débutant par eux. Ils ont commencé à se déchirer et des candidats, même fantaisistes, se positionnent déjà, sur la ligne de départ.

Il y a des politiciens de Ndzuani et de Mwali qui estiment que le tour doit commencer par eux.

Il y a ceux, qui exigent un bilan de la tournante dans le but de le reformer après le tour de Maore.

Pour nombre de Comoriens, le pays ne peut pas supporter 15 années de pouvoir d’île. L’idée d’élire un Collège Présidentiel composé de 4 personnes, une par île, chacune jouant le rôle de Chef de l’Etat durant deux ans, fait son chemin.

Le Président de l’Union, le Président de l’Assemblée, les différentes institutions en premier lieu la Cour Constitutionnelle devrait prendre enfin le taureau par les cornes. Dans les circonstances actuelles, trop d’attentisme peut se révéler très risqué.
Idriss (16/02/2014)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

Adresse aux médias comoriens

Objet : le faible traitement de la question de Maore Mesdames et Messieurs les responsables des médias comoriens, Journalistes, éditorialistes, animateurs, chroniqueurs, vous qui formez le quatrième pouvoir de notre pays, Je m’adresse à vous avec gravité, mais aussi avec respect, car votre rôle dans la conscience nationale est immense. La question de Mayotte n’est pas une question secondaire, ni un simple sujet diplomatique parmi d’autres : elle touche à l’intégrité territoriale de notre pays, à notre mémoire collective, à notre souveraineté, et à notre dignité nationale. Aujourd’hui, je m’interroge sur le traitement médiatique de cette question fondamentale. Je suis abonné à Alwatwan, Lagazette des Comores et à Alfajr. Je suis régulièrement les sites d’info Habarizacomores et de temps en temps Comoresinfo. Je suis parfois le journal de FCBKFM. Mais je ne peux pas produire des statistiques précises sur le volume d’articles ou d’émissions consacrés à Mayotte, cependant mon s...

LA COI : L’ARME FATALE DE LA FRANCE CONTRE LES COMORES

Le 8 juin 2026, le sommet de la COI s’est tenu comme de coutume. Le ministre comorien affirmant haut et fort Mayotte comorienne et la ministre française cherchant à noyer le poisson dans l’eau avec son intégration de Maore dans la COI. Un peu d’histoire pour appréhender précisément la stratégie française En 1975, la France était complètement isolée. Le maintien de Maore sous sa domination coloniale soulevait l’indignation générale. Les référendums organisés à Mayotte en 1976 furent des mascarades. On ne légitime pas une situation contestée en organisant des consultations locales sous contrôle de la puissance qui en tire bénéfice. Aucune crédibilité donc au prétendu « choix des Maorais à rester français ». A cela il faut ajouter la falsification ubuesque du droit international par la France. En effet Il n’y a pas, d’un côté, l’intégrité territoriale des Comores, et de l’autre, un hypothétique “droit du peuple maorais à disposer de lui-même”. Cette symétrie est une const...