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LE COMPLOT CONFEDERAL

Doucement, patiemment, subrepticement mais sûrement le processus de décomposition des Comores progresse. L'UNION DES ETATS INDEPENDANTS DES COMORES, cher à Roccard, poursuit son bonhomme de chemin. Depuis quelques temps, les choses semblent s’accélérer autour du cas Mohamed Bacar, la figure de proue du séparatisme à Ndzuani. L'axe semble être le retour d'exil de Mohamed Bacar. Délogé de son trône en 2008 par une intervention militaire de l'Armée comorienne appuyée par une force africaine , Mohamed Bacar et ses proches lieutenants ont été ex filtrés par la France. Le gros des troupes trouva refuge à Maore et un exil doré au Bénin fut offert au Chef. Depuis deux ans les retours sont engagés. Certains dont le surnommé Sarkosy sont rentrés au pays. Il y en a même qui ont retrouvé leur poste d'avant la sécession de Ndzuani. Ils occupent en tout cas les devants de la scène, jouent aux victimes et proclament à qui veut les entendre « leur nationalisme ». Ils ont créé leur parti politique et préparent au grand jour un retour triomphal à leur maître.

Les faits anodins en apparence isolés les uns des autres s'accumulent. Mohamed Bacar, dans une télévision privée maoraise annonce son retour avec l'accord des partenaires (la France et des pays africains). Suit un important article d'un journaliste bien connu du pays, devenu pour la circonstance « indépendant », consacré au retour de Mohamed Bacar, un retour légal dans un pays en déconfiture où les institutions sont en faillite. Et on nous apprend que Mohamed Bacar « respecte les choix des Maorais » à rester français et qu'il va militer pour une confédération, chaque île comorienne étant érigée en état indépendant. Intervient ensuite Mohamed Chanfiou dans son blog Mlimadji où il nous apprend qu'il est prêt à travailler avec Mohamed Bacar. Le pays deviendrait dans un proche avenir une UNION D'ETAT ASSOCIES avant d'évoluer vers une UNION D'ETATS INDEPENDANTS en 2020. Et pour clore le tout, le journal du pouvoir, Alwatwan (édition du 18/11/2014) consacre un article aux partisans de Mohamed Bacar qui ont tenu un meeting (malgré les interdictions musclés qui ont interdit tout rassemblement politique depuis plusieurs mois)

Chacun sait que la destruction de l'Etat comorien est un objectif stratégique de la France. C'est le moyen ultime d'empêcher toute revendication sur l’île comorienne de Mayotte. A cela s'ajoute aujourd'hui la manne pétrolière, il sera plus facile de se l'approprier face à des minuscules états. Les Comoriens vont-ils assister en spectateurs à la décomposition de leur état-nation ? La lâcheté, la veulerie des dirigeants comoriens n'aurait-il pas de limite. Enfin le peuple comorien, trouvera-t-il en son sein les ressources morales et politiques pour s'insurger et faire échouer le complot confédéral ? Nous l'espérons et nous y travaillons.

Idriss
18/11/2014

Commentaires

Anonyme a dit…
C'est un problème qui mérite un débat public, surtout pour nous les grand-comoriens. Je crois qu'il faut revoir en amont, ce qui fragilise l'unité nationale, pourquoi cette haine qui s'est subitement développée pour anéantir un pays qui est depuis, reduit en miettes. La solution, je crois qu'elle dans le camp des politiques. Je trouve aussi, qu'il est normal si on a perdu la confiance de nos dirigeants, que chacun se retourne ailleurs pour chercher sa propre réponse. Ce qui l'interpelle dans cet affaire, pourquoi, c'est le grand-comorien qui se soucis le plus de la division du pays, aucun haut dirigeant de parti politique ou de l'État des autres îles ne sens jamais préoccupé de d'unité du pays. Quel intérêt les grand-comoriens tirent ou vont-ils perdre dans cette histoire. Si le séparatisme propulsera chaque entité à son épanouissement voire son développement, alors que le meilleur gagne. Il ne faut pas avoir peur de la réalité, car notre pays est divisé depuis longtemps par les politiques et le pouvoir, en un moment que nous assistons inpuissants a une proportion d'individus qui se partage la mane du pays et les autres laissés à leur propre sort.
Anonyme a dit…
Je souscris à votre commentaire.
J'ajoute que beaucoup des membres du FD cadavérique et de sa progéniture moribonde du Comité Maoré, sont frappés de cécité, ils souffrent d'un nombrilisme morbide extrêmement dangereux pour le devenir des Comores. Pour la plupart de ces dirigeants (FD ou Comité Maoré) sont rongés par la haine et le mépris des autres, ils se croient détenir le monopole de la raison ou du nationalisme, c'est ce qui noie et asphyxie leur intellect. Ils ne proposeront jamais rien de bon pour les Comores !
Je suis pour l'Union des États Des Comores avec une souveraineté constitutionnellement reconnue et qui permettra à chaque île État de traiter avec l'extérieur dans le respect des intérêts des autres États de l'Union. Il s'agit d'une alternative idoine pour la concorde et l'espérance.
Anonyme a dit…
soyons pragmatiques, la question qui mérite l'attention de tout citoyen de l'archipel des Comores qu' il soit de Maore, ndzouwani, moili ou Ngazidja est le bien être social, économique, culturel.et politique. les classes politiques successives à chacune a montré sa vision sur la forme de l'Etat: de l'indépendance à nos jours on a véccu l Etat révolutionnaire sous ali soilihi en passant par le fédéralisme sous A. Abdallah, pour nous présenter en 2001 un nouvel ensemble comorien sous Azali ...et ce pour garantir le bien être par voie de conséquence le constat semble insuffisant! car on est encore sous développer notamment le taux de la pauvreté frôle la barre de 95% et la population se sent désolé face à l'incapacité de nos responsables politiques à nous proposer un plan social et politique pouvant nous offrir ce bien être! pour ma part, j'accuse pas ns frères et sœurs de maorais ayant élu la France à son secours jusqu' à nier leurs origines mais plutôt à ceux qui donne à cette France les moyens de nous diviser à jamais. Le FD s 'est laissé berné par le neo-colonialisme sous forme la houlette du communisme de George Marché, le reste des classes politiques se sont quant à eux notamment les ténors de l 'ancien Udzima d'A.Abdallah se sont laissé mordus par les Roccardiens, chiraquiens, Mitterandisme et Sarkosistes dans le merçanariat comme arme pour conquérir le pouvoir sous toutes ses formes. On fini par croire que notre malhaheur a pour origine la question de lîle comorienne de Mayotte. Non, ne nous rabessons pas, et ne nous accusons pas à longueur de journée dans les réseaux sociales. Notre malheur est le résultat de notre incapacité à proposer à nos citoyens un plan social concret !

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