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Tournante : le pouvoir veut imposer sa loi

Jeudi 21 mai, le porte-parole du Gouvernement tient une conférence de presse. Dans son argumentation Msaidie considère la tournante 2016, comme allant de soi vers Ngazidja. Le Directeur de cabinet du Président s’est, à plusieurs reprises exprimé ainsi, y compris à l’extérieur du pays. C’est incroyable d’ignorer ainsi les lois du pays ! Car ce n’est ni au Chef de l’Etat, et encore moins au Gouvernement de décider du tour de la Tournante. La Constitution considère qu’après Mwali, le tour devrait revenir à Maore. Il n’appartient pas au Chef de l’Etat de décider que les dispositions de la Constitution ne peuvent pas être appliquées. C’est scandaleux pour le Chef de l’Etat de faire preuve de tant d’arrogance, de se placer au-dessus de toutes les institutions du pays. Depuis les élections de 2015, on dirait que ceux qui ont le pouvoir ont décidé d’appliquer la loi du plus fort et d’imposer leurs désirs bon gré malgré ! Ils semblent obnubilés par Sambi, considéré comme l’ennemi principal du pays, oubliant le séparatisme et la misère.

Enfin, comment ceux qui ont les rênes du pays peuvent-ils zapper le débat qui a cours dans le pays sur cette question de la tournante. Dans ce pays, il n’y a pas que le parti au pouvoir et le parti de Sambi ! Que la plupart des partis politiques gravitent autour de ces deux forces ne nient pas l’existence d’une opinion largement répandue dans les quatre îles prônant la tournante à Maore. Il devient de plus en plus clair qu’il faut une troisième force politique pour sortir le pays de l’infernal conflit Sambi/Ikililou. La construction d’une alternative progressiste pour le pays s’impose comme une exigence salutaire.
Idriss(23/05/2015)

Commentaires

Anonyme a dit…
Bonjour, cher Idriss,
Je viens de vous découvrir par hasard. J'ai lu vos trois derniers articles pour mieux comprendre qui vous êtes. J'avoue que vos analyses sont justes et surtout sans connotation politique particulière. Et, c'est ce qui vous différencie des autres. Il est vrai que chez nous, la politique, comme dit (K.M) est l'opium du peuple. Mais, quand on choisit cette voie, celle d'informer, il va de soi que l'on doit rester neutre pour ne pas paraitre comme juge et partie. Merci et bonne continuation.
Youssouf
Monsieur Youssouf,

Merci pour vos encouragements. Je tenais simplement à vous dire que je ne suis pas neutre. On ne peut pas l'être quand le destin du pays est en jeu. Je milite pour l'émergence d'une alternative salutaire pour notre pays. Nous devons sortir de la confrontation stérile Sambi / Ikililou
Merci encore pour l'intérêt que vous portez à mon blog. Si vous voulez échanger mon mail idriss@comoresinformatique.com

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