Accéder au contenu principal

Maore est-elle encore une île comorienne ?

Question saugrenue d’un « malade » obstiné qui croit encore en l’intégrité territoriale et à l’unité nationale des Comores telles que reconnues le 12 novembre 1976 par l’ONU et telles qu’elles ont été administrées depuis la fin du XIX° siècle.

Le Président Ikililou et les siens, sans aucune considération de la Constitution et encore moins des lois organiques régissant la Tournante, ignorent Maore et décident de la priver de son tour sans aucune formalité, comme si cela allait de soi. Ils décident, comme si cela relevait de leur attribution, que le pays va recommencer un nouveau cycle de la Tournante. Et le Président convoque en conséquence le Collège électoral.

Saisi par le Président du Comité Maore sur l’arrêt convoquant le collège électoral aux présidentielles 2016, la Cour Constitutionnelle semble faire la sourde oreille ou fait traîner les choses pour finalement constater l’absence d’objet de la saisine.

Tous les candidats aux présidentielles 2016 ont déposé leur liste. Sur les 28 candidats répertoriés par la Commission Electorale Nationale Indépendante, personne n’a inclus un VP Maorais. Comme si cela allait de soi !

Le Comité Maore avait saisi la Cour Constitutionnelle en 2011 sur la question de la VP Maoraise et l’arrêt de la CC fut d’indiquer que Maore avait droit à son VP sous réserve des articles de la Constitution relatifs au retour de Maore dans l’Union. Or ces articles traitent des institutions insulaires dans l’île, c'est-à-dire Gouvernorat, Conseil de l’Ile, représentation nationale dans l’île. Les institutions nationales à savoir Président et Vice-Président n’ont rien de spécifique à une île, la loi organique spécifiant le premier cycle de la Tournante avait inclus Maore à juste titre, sans aucune singularité. Maore a donc droit à la Présidence et à son Vice-Président. Si la CC ou une autre institution nationale comme l’Assemblée nationale peut constater l’impossibilité d’organiser le premier tour à Maore et engager un débat national sur la question, il n’en est rien pour le VP Maorais. Pourquoi donc cette exclusion « naturelle » du VP Maorais ? Question : la CC va-t-elle valider ces 28 listes tronquées?

L’exécutif dirigé par le Dr Ikililou Dhoinine a sonné le glas de l’intégrité territoriale et tout le reste suit. En cette période charnière où le destin du pays va être scellé pour 15 ans, les « EN-HAUT-DE-EN-HAUT » ne parlent pas de ce que l’ONU désigne par « question de l’île comorienne de Mayotte ». Il n’y a que des « fous furieux » qui continuent à « aboyer » pendant que la caravane, managée en sous-main par la France, avance éloignant encore plus l’ile comorienne de Mayotte de l’Union des Comores. L’Histoire en tout cas n’ignorera pas les traitres à la nation. Un jour ou l’autre ils seront jugés et l’infamie empestera leur futur ou leur postérité.

Idriss 23/12/2015

Commentaires

Unknown a dit…
UNION INCONTOURNABLE : La population comorienne originaire des quatre îles est en train de vivre ensemble à Mayotte . Elle forme une UNION DE FAIT une union populaire , différente des unions des gouvernants .De cette union non désirée ,il faut bien l'avouer , naît quand même un métissage qui n'a jamais été aussi nombreux qu'actuellement .Depuis quelques années , et dans les années à venir , tous les enfants nés à MAYOTTE , ont et auront un parent au moins originaires d'ANJOUAN de NGAZIDJA , de MOHELI ou de MADAGASCAR , et un petit nombre , de France . Ce sont comme des TRAITS D'UNION vers Anjouan , Mohéli , Ngazidja , Madagascar .Pour moi , c'est là , l'un des espoirs de l'union . Quand à l'intégrité territoriale , il est évident que les gouvernements de l'Union , écartent Mayotte et n'ont jamais cherché à l'intégrer . La preuve c'est l'exclusion de Mayotte de son tour de la tournante en 2016, l'exclusion de toutes les nomination... . Mais il faut aussi noter qu'aucun natif de Mayotte n'a déposé sa candidature . Il fallait déposer même si elle devait être rejetée .Il n'est jamais trop tard pour cela .

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...