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Question de Maore : la stratégie française en action

Incroyable mais vrai ! Un Comorien, obscur inconnu, se projette sur les devants de la scène en faisant valoir son titre d’avocat au barreau de Paris. Il tient des conférences de presse largement repris. Sous couvert d’assistance aux Comoriens (présentation de dossier juridique en France) il affiche avec arrogance son mépris de la justice comorienne, « je n’ai pas confiance en la justice comorienne » (La gazette du 09/12/2020). Cerise sur le gâteau il se lance dans une véritable provocation : il va tenir une conférence débat à ...l’Alliance française de Mwali pour défendre la thèse « Mayotte française », « Mayotte n’a jamais été comorienne » (AlFajr du 09/12/2020).

Et cela sans rencontrer le moindre obstacle. Même la presse, La gazette comme AlFajr, rapporte les propos de Me Djamal Mhadjou (c’est son nom) sans le moindre commentaire, comme s’ils approuvaient ou comme s’ils encourageaient ou comme s’ils étaient indifférents !

Imaginer un opposant au régime Azali défiant la justice comorienne, que se passerait-il ? Le Djamalileyili officiel lui tomberait à bras raccourci et le Kiki de la République le coffrerait sur le champ !

L’affront sur la question de l’île comorienne de Mayotte me paraît le plus grave. Est-il envisageable, que sous prétexte de liberté d’opinion, on laisse des gens faire de la propagande aux Comores pour Mayotte française ? Le pays avait été choqué lorsqu’un ambassadeur de France aux Comores avait déclaré à Mwali que « Mayotte était française à jamais » ? C’est pire quand c’est un Comorien, fut-il prétendument franco-comorien.

Ce type me paraît être un agent téléguidé, un sous marin de la France. La stratégie française d’annexion de Maore est une entreprise systématique qui a remporté beaucoup de succès. Au départ elle a visé la participation de Maore aux Jeux Internationaux de l’Océan Indien (JIOI) en tant qu’entité. Puis elle est passé par l’insertion de Maore dans toutes les institutions de la COI. Puis elle a franchi le pas de la départementalisation.

Ce qui lui manque désormais c’est la validation comorienne de l’annexion. Alors elle enfonce le bouchon. Forcing pour lever les restrictions imposées à Maore aux JIOI, des accords avec les autorités comoriennes qui font avancer le schmilblick. Et maintenant il faut que les Comoriens acceptent le fait accompli.

Cela commence par avancer des pions comme ce maître tombé du ciel français pour semer du poison. Et déjà dans les réseaux sociaux, des Comoriens lui tressent des louanges de lucidité, etc. Sans compter certains Maorais qui s’en donnent à cœur joie.

Le pays ne peut pas faire le lit à pareil énergumène.

Idriss (09/12/2020)


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