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QUESTION DE MAORE : NOUVEAU SCANDALE

L’ambassadrice de France aux Comores en est l’origine. Non pas tant parce qu’elle nous prend pour des attardés mentaux avec ses propos sur l’aide de son pays, sur le bien que son pays veut au nôtre. Non, attitude habituelle lassante des officiels français. Le scandale éclate avec cette double révélation. « Je remercie le gouvernement comorien d’avoir lâché le recours systématique aux institutions internationales à l’ONU, pour dénoncer, mettre la France au pilori, ça n’aurait rien arrangé et ils ne l’ont pas fait parce que c’est une sage position. » (ambassadrice de France le 13 juillet 2021 dans une conférence de presse)

Premier aveu : la France a horreur d’être « mise au pilori » dans les arènes internationales. Pensez donc « le pays des droits de l’homme » mise à l’index. Ce qui souligne la pertinence de remettre à l’ordre du jour définitif de l’ONU la question dite « de l’île comorienne de Mayotte ». Une bataille jamais menée de façon conséquente par les gouvernants successifs du pays depuis 1996. Imaginez que la France a imposé le visa Balladur sans condamnation universelle ; que la France a départementalisé Maore sans condamnation universelle. Des crimes contre notre pays que la France a pu commettre impunément suite au retrait de la question de l’île comorienne de Mayotte des débats de l’ONU. Dans le passé elle avait été condamnée vigoureusement pour moins que cela.

Deuxième aveu : dans cette capitulation comorienne, Azali occupe une place à part. C’est lui qui a rompu l’encerclement de Maore en autorisant la participation aux JIOI (Jeux Internationaux de de l’Océan Indien) en tant qu’entité distincte. Un succès français remporté après près de trente ans de lutte. C’est souligné l’enjeu et la détermination française à lever l’obstacle ! Ahmed Abdallah, Djohar, Taki, tous ont refusé poliment cette prime à la séparation puisque les autres îles n’avaient pas droit de prendre part aux JIOI de façon indépendante. On comprend les remerciements publics.

Azali l’a fait. Il a rompu la digue. La brèche ouverte, la France l’a  exploitée jusqu’à la départementalisation. Mais il y a pire, ce que l’on soupçonnait s’avère proche de la vérité. Eh oui l’attitude du pouvoir Azali-Belou fait craindre une validation comorienne de l’annexion de Maore. Le président Azali rentrera-t-il dans l’histoire des Comores comme le Chef de l’État qui a ouvert la voie de l’annexion et qui la célèbrera officiellement ? Le président Azali sera-t-il le Comorien, qui plus est Chef de l’État, qui acceptera que Mayotte n’est pas comorienne !?

Si le pouvoir Azali-Belou se contente de verbiage mensonger, chacun comprendra que l’ambassadrice français soit a fait une gaffe en révélant un secret de polichinelle, soit a lancé un ballon d’essai pour précipiter une validation publique du fait accompli français à Mayotte. Chacun son choix !

Par contre si le pouvoir veut réagir, démentir, il n’a pas le choix. Il doit tout entreprendre pour que la question de Mayotte soit débattu dans la prochaine AG de l’ONU en septembre prochain et donne lieu à une résolution condamnant la politique française aux Comores. Cerise sur le gâteau : attaquer Balladur devant la Cour Pénale Internationale pour crime contre l’Humanité avec son visa mortifère. A suivre …

Idriss (14/07/2021)

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