Accéder au contenu principal

JUMELAGE ANNULE : ENFIN !

Il s’agit bien sûr des jumelages entre Mamoudzou Tsidje, Mutsamudu, Fomboni. Enfin car il a fallu du temps, un temps exagérément long, avant que les dirigeants du pays s’expriment et arrêtent l’infamie.

Trop c’est trop ! Comment des élus comoriens, en l’occurrence des maires, peuvent-ils apposer leur signature sur des documents qui caractérisent Mamoudzou de « commune française du département français de Mayotte » ? Certains s’enthousiasmaient et espéraient cueillir la lune de la coopération régionale française.

Mais quand donc ouvrirons-nous nos yeux sur la coopération française ?

On n’en a jamais eu un bilan. On n’en voit pas les traces. Par contre la France nous ensorcèle avec tellement d’habileté.

Prenons l’exemple des 150 millions d’euros dont la France nous rabat les oreilles depuis 2019. En trois ans peut-on constater une réalisation d’envergure ? Expertise France distribue des pécules à des jeunes entrepreneurs, de préférence de la diaspora pour développer des activités. Des sommes modiques qui donnent le change mais qui ne permettent pas des investissements conséquents. Les projets français, à l’instar du PASCO, plus de 15 ans d’existence, réparent des murs, fournissent du matériel, etc. Quelle réalisation marquante du PASCO durant son existence

L’aide française c’est du saupoudrage intelligent qui crédibilise les chants de sirène sur le premier partenaire, le premier etc.

Qui se pose la question de l’intérêt français à aider notre pays ?

La France nous aiderait-elle par charité chrétienne, par affection ! Au contraire l’intérêt de la France ne résiderait-il pas dans la décrépitude de l’Union des Comores ? Car c’est bien cela qui consolide l’annexion de Maore, qui peut faire croire à Maore eldorado vers laquelle fuir la misère comorienne, qui n’incite pas les Maorais à vouloir l’unité du pays, etc.

Comment un pays qui annexe une partie importante du territoire nationale peut-il être considéré comme un ami ?

Comment un pays qui est à l’origine de la disparition de milliers de Comoriens par an peut-il être considéré comme un premier partenaire, etc.

L’aide française est une arme redoutable contre notre pays. L’aide française s’apparente au soutien de la corde au pendu.

L’annulation des jumelages constitue un pas sérieux. Il prouve au monde, en premier lieu aux pays voisins que malgré les vicissitudes, notre pays poursuit son combat pour recouvrer son intégrité territoriale et n’abandonnera jamais l’île comorienne de Maore.

En réalité l’absence de stratégie claire, l’absence d’esprit de suite dans notre combat national ne peuvent être surmontés que si la résolution prise par l’Assemblée Fédérale (AF), il y a quelques années, est mise en pratique. L’AF considère qu’il faut une structure nationale faîtière, un Secrétariat d’Etat ou un Commissariat, chargé exclusivement de la question de Maore. Malgré son dévouement et sa persévérance, le Comité Maore ne peut assumer ce rôle.

Appel donc au président Azali pour remettre ce projet sur les rails.

Idriss Mohamed (10/08/2022)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...