Un moment pour formuler des vœux au pays et aux Comoriens. Puisse Dieu préserver notre pays des catastrophes naturelles et humaines et nous ouvrir la voie de la prospérité et du bonheur.
Notre pays en a bien besoin. Ceux qui détiennent le pouvoir organisent sans cesse des messes pour s’autocongratuler mais tous ceux qui connaissent les Comores, savent que le pays va mal, aucun secteur n’est épargné.
La santé : les multiples voyages sanitaires dans les pays de la région témoignent d’un système de santé déficient
L’école : l’enseignement public est laissé à l’abandon, les établissements sont délabrés, les conditions des enseignants lamentables et les programmes inadaptés. Les résultats scolaires à chaque fin d’année sont effarants.
La justice a perdu tout crédibilité
L’eau et l’électricité font défaut et chacun le vit dans sa vie de tous les jours. Comment vivre sans eau ? Comment mener des activités quelconques sans énergie
La question centrale de Maore est abandonnée. L'île s’éloigne de plus en plus. Face à la capitulation du pouvoir Azali, de plus en plus de pays, y compris de la région comme Madagascar et la Tanzanie, traitent désormais avec le pseudo 101° département français. Pire encore Azali persiste dans un mystérieux dialogue bilatéral, comme si la France accepte d’aborder la question de l’île comorienne, comme si un nain peut vaincre un colosse dans un combat singulier
Le séparatisme ravage le pays. Toutes les îles sont infestées. Ndzuani subit particulièrement de l’ostracisme comme si on voulait la pousser hors du pays. La politique française de diviser s’en délecte. Y a-t-il meilleur moyen d’asseoir son occupation de Maore que l’implosion des Comores ? Pousser les Comoriens à s’entredéchirer, n’est ce pas le meilleur moyen de les détourner des vrais enjeux d’unité, de prospérité ?
Du coté politique, des gros cumulonimbus bouchent l’horizon.
Le pouvoir Azali agit à sa guise sans aucun respect des lois. Dissolution de la Cour Constitutionnelle, l’institution faîtière du pays ; Nouvelle Constitution à ses mesures ; des élections scandaleuses ; etc. Et cerise sur le gâteau, le pouvoir s’apprête à parachever à Mwali, le 17 février prochain, sa mainmise absolue sur le pays sous le prétexte fallacieux de réconciliation nationale
En face, on ne perçoit pas de force capable de faire victorieusement front. On se déchire entre 2026, 2029 comme s’il était possible d’organiser des élections avec Azali au pouvoir. L’expérience de 2006, présidentielles sécurisées par l’armée sud-africaine, ne semble pas pouvoir se produire.
Ceux qui croient encore à une communauté internationale susceptible de nous accompagner en seront pour leurs frais comme d’habitude. Les événements marquants du monde, Palestine, Venezuela, Ukraine montrent bien que le monde est gouverné par les lois de la jungle, les puissances impérialistes imposent leurs intérêts comme si c’était la loi. C’est de plus en plus clair depuis que Trump est retourné à la Maison Blanche US.
Par contre force est de tourner nos yeux vers les pays de l’Alliance des Etats du Sahel, Burkina, Mali et Niger. Lorsqu’un pays est gouverné par des patriotes, la voie s’éclaircit. Voilà l’inspiration, l’exemple à suivre.
Il faut donc espérer que notre jeunesse va se lever, mettre en œuvre une orientation révolutionnaire qui s’appuie sur une compréhension profonde du passé pour innover, frayer des voies nouvelles pour sortir le pays du gouffre.
Tel est mon vœu principal
02/01/2026
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