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Maore : la France hors-la-loi ? les Comores capitulards ?

La situation à Maore s’est aggravée ces derniers temps. La situation des Comoriens non maorais à Maore devient de plus en plus intenable : les gens subissent exactions sur exactions, vivent dans la terreur et ne savent pas où donner de la tête.
Il y a l’opération Kingia avec ses rafles et les expulsions manu militari massifs. Mais il y a aussi et surtout les Collectifs citoyens, arme fatale du colonialisme.
L’affirmation forte des Comores, lors du sommet de la COI, sur l’appartenance de Maore aux Comores a laissé sans voix la ministre française des Outre-mer.
Mais la France n’a pas dit son dernier mot. Elle recourt à son arme de prédilection, les Collectifs. Le scenario est le même qu'en 1973. Les sorodats et les fandampanga furent mis en branle comme des meutes. Aujourd'hui la politique de la terreur est portée par les Collectifs. Alors c'était pour maintenir Maore sous son administration et aujourd’hui pour faire reconnaître son fait accompli.
Les mêmes pratiques. Les Collectifs intimident, détruisent, expulsent. Leurs méfaits sont encadrés par la police qui y assiste sans réagir malgré la loi française. Penser donc, ces Collectifs peuvent paralyser la préfecture de Maore durant des semaines. Une révélation claire : où, en France, tolère-t-on qu’un groupe de citoyens empêche une préfecture de fonctionner ? Les faits sont limpides. La France a mis en place un système où l’illégalité devient un outil, hors de tout cadre légal, pour imposer ses intérêts en croyant pouvoir s’affranchir de toute responsabilité.
La France avance concrètement sans aucune considération sur le droit international et même sur ses propres principes. Les grands pays pratiquent une géopolitique à dimension variable, pratiquent les deux poids deux mesures et le double standard. Mais quand un État laisse violer ses propres lois pour servir ses intérêts, est-ce encore un État de droit ?
Pendant ce temps, l’Etat comorien se tait. Pire il accueille, tête basse, les compatriotes expulsés manu militari de chez eux à Mayotte.
Azali s’arcboute frauduleusement sur un dialogue bilatéral avec la France qui n’a pas lieu et qui n’aura pas lieu. En réalité il s’agit d'une position politique à usage interne.
Seule la peur d’Azali de contrarier réellement la France explique sa plate capitulation. Car la loi est de notre côté. Quand elle est exprimée, la position comorienne l’emporte sur celle de la France. Les outils existent. Il faudrait par exemple porter plainte contre la barbarie française aux Comores auprès de la Cour Pénale Internationale pour crime contre l’Humanité. Il faudrait engager du lobbying pour la réinscription à l’Ordre du jour effectif de la « question de l’île comorienne de Mayotte » aux AG de l’ONU.
La balle est en tout cas dans les bras des Comoriens, Etat, partis politiques et société civile. Pour empêcher le fait accompli français à Mayotte, il faudra une large mobilisation patriotique dans nos quatre îles, au delà des contradictions partisanes.

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